Le sommeil des arbres

En hiver les arbres ne sont pas morts, ils rêvent. Ils rêvent dans leurs bourgeons. Toutes leurs feuilles, fleurs, fruits sont en germe, en attente bien serrés derrière leurs écailles. A chaque arbre son architecture. Où en sont-ils fin février, à 650 mètres d’altitude, 5 degrés en-dessous de zéro? Une brindille d’Aulne glutineux tombée en janvier. Le robuste Chêne pédonculé. L’élégant Hêtre. Le duveteux charme. Le Saule Marsault lisse et rouge.


L’arrivée des Gros-bec

Le pic -épeiche femelle revient. C’est l’occasion d’observer les magnifiques dessins de sa tête et quelques positions. La mésange huppée, est belle à croquer. Elle est une des plus petite mésange, souvent solitaire. Toujours  en mouvement, elle regarde à droite, à gauche, avant de  baisser pour prendre une graine, prête à s’envoler au moindre signe de danger. Enfin, vers 14heures arrivent trois Gros-bec. Ils sont plus gros que les pinsons, encore plus gros que les tarins des aulnes. Ils ont une allure d’oiseau exotique, de perroquet, avec leur gros bec. Ils le gardent entrouvert lorsqu’ils décortiquent une graine de tournesol.

De la mangeoire,  les vols et les envols décrivent des arcs de cercle. Une ronde d’arabesques. Le vent du Nord-est a ramené la neige.


premières fleurs et Pic Mar

Après trois mois de terre couverte de neige,  ce mois de février annonce le printemps. Les noisetiers lancent comme des étendards, leurs épis de fleurs mâles. Au moindre souffle de vent, les guirlandes jaunes se balancent, confient leur pollen au vent jusqu’aux rares, discrètes, très petites  fleurs femelles. La nivéole printanière, avant même les perces-neige, sortent de terre, traversent les feuilles mortes. Elles offrent au nouveau soleil leur clochettes blanches pointées de vert printemps.

Belle surprise en identifiant le Pic Mar. Plumes roses, rayures sur le ventre, front rouge. Chacun sur une boule de graisse, le pic-épeiche femelle et le pic mar étaient présents, ensembles. Ces pics, quelle élégance.


Les visiteurs, oiseaux et renard

En hiver,  la mangeoire attire les oiseaux qui à partir du printemps s’approchent moins des maisons. Les mésanges sont toujours dans les parages. Mésange charbonnière, bleue, boréale, huppée et noire. La Sitelle torchepot niche dans le bouleau au-dessus. Les pinsons du nord viennent en groupe vers janvier. Les mâles ont le plumage plus contrasté que la femelle, béret noir et ventre orange. Du même gabarit, les verdiers et les pinsons des arbres se joignent aux pinsons. Les bouvreuils pivoines, en couple, le mâle très attentif à la femelle, donnent une touche de couleur rose orangé. En février, les tarins des aulnes arrivent en groupe, repartent en un seul vol à la moindre perturbation. Le pic épeiche nous fait aussi le plaisir de venir à la mangeoire. Un mâle et un jeune.

La nuit j’ai surpris le renard attiré par la boîte de sardines, laissée dehors pour les chats. Intrigué par la lumière des fenêtres il décide finalement de partir avec la boîte dans un coin plus tranquille.

. Il disparaît dans l’obscurité.


le pays du ruisseau sauvage. Illustrations.

Le Pays du sauvage ruisseau, le Wild-Bach, c’est ici.

Tout à commencé ici. Son eau coule dans mes veines. Mes racines se mélangent à celles des saules, des noisetiers et des fleurs sauvages.

Entre deux versants abrupts, au-dessus, au-dessous, les eaux  viennent se rejoindre dans le ruisseau. Tout est enchevêtré. Bouquet de saule Marsault, Sureau noir, aubépine, Aulne glutineux, épicéa planté malgré tout, branches cassées, troncs en cours de décomposition. bains de boue idéal pour les sangliers.


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